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Radinerie et autres petites économies

juin 2007

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Grâce à l'Internet et à son développement de contenu, on est constamment sollicités par des marques ou des sites qui offrent des rabais ou des prix cassés ; le succès de Cdiscount.com l'a démontré.

Le monde virtuel a généré une économie parallèle, une sorte d'économie de l'économie elle-même, pourrait-on dire.
C'est l'esprit des soldes permanentes ou des bonnes affaires poussé à son paroxysme, comme sur eBay, oû l'on trouve de tout à des prix défiants parfois toute concurrence. On développe le principe du "consommer moins cher mais mieux" et si on peut obtenir des passe-droits, c'est un bénéfice supplémentaire.

Pour les entreprises, c'est l'occasion de proposer du déstockage ou faire du remplissage au moment des périodes creuses. Des plateformes et des clubs virtuels se montent afin de fournir des entrées gratuites dans les boîtes de nuit à certaines heures, dans des lieux comme le Cabaret ou le Man Ray via distrifly.com, d'écouler des fins de série de grandes marques de luxe sur ventesprivées.com ou yoox.com, des articles discountés toute l'année, des ventes aux enchères ou encore des bourses d'échanges d'appartements dans toutes les villes du monde.

Par exemple, la marque de jeans Denim Code lance un pantalon interactif où une puce logée dans la poche donne accès à des réductions, à de la musique, à des places de cinéma etc...

Internet est un vivier de sites qui procurent en permanence des prix moins chers pour des produits ciblés, mais aussi des sites indiquant le meilleur prix.
Par exemple, certaines marques qui ne peuvent pas proposer de réductions dans leurs magasins, les mettent tout simplement en ligne. Sur le Web, le site de la SNCF, société étatisée par excellence, met en vente des billets discount que l'on ne trouve que sur Internet. Ikea ou la Redoute proposent elles aussi des rabais exclusifs sur le Net. On assiste à un gigantesque troc moderne à échelle planétaire.

Le Web garde ainsi un côté libertaire, bousculant les schémas classiques de la distribution, perturbant les marques dans leur rapport à la vente...
En proposant en permanence de bonnes affaires, des ristournes ou des produits discount, il conserve son côté agitateur, tout en s'inscrivant désormais dans la légalité. Et chercher la bonne affaire n'est pas prêt de s'arrêter.